Affichage des articles dont le libellé est Words's spirit. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Words's spirit. Afficher tous les articles

jeudi 17 février 2011

Kōan (zen)

Aujourd’hui 17 février, c’est mon anniversaire.
Pour fêter cela je vous offre une minute PHIL–SPIRITUELLE.

Après le haïku, je viens de découvrir les Kōan (On prononce « cowane »)

Selon la définition de Wikipédia un Kōan est une courte phrase ou une brève anecdote absurde, énigmatique ou paradoxale, ne sollicitant pas la logique ordinaire, utilisée dans certaines écoles du bouddhisme chan ou zen.

Le kōan est un objet de méditation qui serait susceptible de produire le Satori (Eveil Spirituel) ou encore de permettre le discernement entre l'éveil et l’égarement.

Le kōan prend la forme d'une aporie qui ne peut être résolue de manière intellectuelle. (Une aporie est une difficulté à résoudre un problème, c'est une question qui place le lecteur ou l'auditeur dans l'embarras pour trancher entre deux affirmations)



Pour mieux comprendre, voici quelques exemples de Kōan :

· « On connaît le bruit de deux mains qui applaudissent. Mais quel est le bruit d'une seule main qui applaudit ? »
· « Lorsqu'il n'y a plus rien à faire, que faites-vous ? »
· « Le bambou existe au-dessus et en dessous de son nœud. »
· « J'éteins la lumière, où va-t-elle ? »
· «Une illusion peut-elle exister ?»



Le méditant doit délaisser son appréhension habituelle des phénomènes pour se laisser pénétrer par une autre forme de connaissance intuitive.
Le kōan, dans sa forme pure, n'est pas une devinette, ni un mot d'esprit transmis par le maître au disciple.
Il ne s'agit pas de répéter quelque obscurité, de triturer une énigme, mais de travailler avec un paradoxe de sagesse centenaire, qui serait transmis personnellement, dans l'intimité entre maître et étudiant.

L'étudiant prend alors à cœur de résoudre le kōan, et la pratique durant des séances formelles, mais plus largement durant chacune de ses activités quotidiennes, dans le but d'atteindre le satori. (Eveil Spirituel)

Un certain nombre de kōan ont été commentés. Mais il est dit que le commentaire ne fait pas comprendre le kōan : il en ouvre seulement la voie. C'est à chacun de comprendre, de vivre le kōan.


Il arrive qu'un moine se voie assigner un seul kōan pour toute sa vie monastique.
… Beau programme !…

J’ai comme l’impression que cela pourrait m’inspirer…

A mon tour de pratiquer le kōan.
Voici mes premières « KOWANERIES » ou « kōan-rit » c'est comme on veut.

Et à votre tour, tentez d’atteindre le Satori (L’éveil Spirituel)
Ou plutôt le Çaritôt (Le sourire matinal Feel-Spirituel)

· S’il n’y avait jamais eu d’arbre dans la nature, de quelle taille serait nos bonsaï ?

· Lorsqu’un très beau bonsaï est posé à coté d’un bonsaï médiocre, lequel des 2 est le plus prêt de l’autre ?

. Avant d’être une graine, à quoi ressemblait mon bonsaï ?

· Lorsqu’il n’y a plus rien à tailler, que taillons nous en premier ?

· L’homme regarde la branche, la branche voie le ciseau.

· Qu’est ce qu’un fil de ligature qui n’a que 2 bouts ?

. Et si Phil se taille est t-il debout ?

· Il y « a l’eau » au bout du fil ! (Et ça ne répond pas…)

· Si tu arroses trop tard, quelle est la quantité d’eau utile ?

· La meilleure façon de réduire la masse foliaire des arbres démunis de branche, consiste à apporter d'importantes réductions.

· La pousse des rameaux dépend de la taille et vice-versa. (Ou l'inverse...)

· Quand un arbre atteint le pot, il est un arbre en pot. Quand l’arbre en pot atteint l’homme, il est un bonsaï. Et quand le bonsaï atteint le pot, on le taille.

· Philspirit ou Feelspirit ?


vendredi 26 novembre 2010

Haïku

Le haïku est une forme poétique très codifiée d'origine japonaise à forte composante symbolique.

C'est un poème extrêmement bref visant à dire l'évanescence des choses.


Cette forme de poésie a pour origine la cadence des chants. C'est pour cette raison que les haïkus comportent aussi un élément indiquant la saison.

Le haïku pourrait être un texte développé, mais il ne l'est pas et c'est là toute sa force évocatrice.
Le haïkiste, dans son poème à la fois bref et ouvert, ne garde que le flash initial. C'est là son défi, c'est là son art.

Exemple de haïku :

Dans le vieil étang,
Une grenouille saute,
Le bruit de l'eau.

Une fleur tombée

Remonte à sa branche
Non, c'est un papillon!

Quand elle fond,
La glace avec l'eau
Se raccommode.

A mon tour de « Haïkuter » à ma façon :

De bouger il a cessé
Pourtant il était agile
Pour griffer mes écorces, ce chat mort.

Le ballon des enfants
Près du bonsaï centenaire
Et cette branche à terre

Une paire de Koï
Là, sous le bassin
Sont-elles en or ?


Que n’ai-je de Piochon
Qui ne puisse prélever
Sans garde forestier à l’affut

L’apprenti demande
Le maitre insuffle
La cochenille déguste

Sur la vielle photo
Le bonsaï est jeune
Et le photographe plus encore

Qui se soucie de regarder
La boulette d’engrais
A travers son parfum ?

Calmement il ligature
Le buis sec peut plier
Le bruit sec fait pleurer

Près de l’arrosoir
Et pourtant il a besoins d’eau
le noyer

Le bonsaïka en vacances
Paisiblement s’active
Il rempote un bouleau

Quand il blog
Les mots débloquent
Des idées loufoques

Il neige
J’éternue
Un grog

Des maux
Aïe
Coups

Des
Mots
Haïku

D-Bu
D-Part
D - C
- D

Vite ! Ne plus
Rien
Faire

lundi 15 mars 2010

Petit Frère et Grand Frère

Nous allons bientôt sortir de l’hiver.

Le temps est venu de faire les inventaires de poterie et vérifier si tout le monde répond présent à l’appel du printemps. (Présent sous forme vivante, on se comprend…)

C’est un prétexte pour une photo.

Un portrait de famille avec petits et grands frères.
Non pas frère de sève mais frère de forme.


Le tout petit orme
Comme le tilleul énorme
Sont tous deux en pleine forme
« Moyogi » c’est le nom de la norme
Qui les distingue dans leur forme.







Le plus gros orme
Et le petit acer de même forme
En balais on les forme
Grace aux haubans on transforme
Mais jamais on ne déforme
Car chaque branche est uniforme






dimanche 20 septembre 2009

Ma première revue de presse.

La revue sera vite vue. Mais c’est un début.

Voici que le Prestigieux, le fantastique, le magnifique, le passionnant Magazine ESPRIT BONSAI, me consacre quelques lignes.

C’est bien la preuve que ce magazine a du goût ou en tout cas de l’esprit.



Je remercie l’auteur de cet article, Monsieur Philippe Massard (Entre Phil on se comprend) qui me consacre quelques lignes dans la rubrique SURFER des pages Actus.

Ce petit coup de projecteur qui met en lumière votre blog préféré serait il le début d’une série ?
Pourquoi ne pas rêver de voir un jour un magazine bonsaï traiter quelque sujet de façon plus légère.


Imaginez qu'un jour l’esprit de Phil, soit publié aussi sur les pages de votre magazine préféré… !

...

Il me prend alors la folie des grandeurs...
Voici qu’il me vient l’idée d’écrire une lettre ouverte à la rédactrice en chef du magazine :


Chère Michèle,

Envisageriez vous qu’en plus d’aimer « Esprit Bonsaï » on puisse aussi aimer avoir de l’Esprit et des Bonsaï ?
« Esprit Bonsaï » approfondirait alors son sens. Sons sens (De l’humour).

La culture du Bonsaï est une discipline particulièrement rigide, où tous les thèmes sont souvent abordés avec beaucoup de sérieux. Et c’est tant mieux.
Mais je pense possible, autour de notre passion, de pouvoir parfois sourire un peu à la lecture de notre magazine préféré.

Avoir de l’esprit... peu conduire sur divers chemins :

· Avoir l'esprit ailleurs : être distrait. (Se distraire aussi en souriant).
· Mot d'esprit : repartie piquante. (Mais sans douleur. Le Docteur Phil est toujours très doux).
· Présence d'esprit : promptitude à dire ou à faire ce qui est le plus à propos.
(Ou à propos de ce qu’il ne faut pas dire justement).
· Rendre l'esprit : c’est mourir.
(Pourquoi ne pas mourir de rire ...)
· Trait d'esprit : remarque fine, ingénieuse, brillante. (Trait fin ou plus gras c’est selon l’inspiration).
· Vue de l'esprit : idée qui ne tient pas compte de la réalité. (Ou qui peu s’en jouer).

Chère Michèle, accordez-vous à l’occasion une promenade sur :

http://feel-spirit-bonsai.blogspot.com/, et si il vous prenait l’idée de publier un billet d’humour avec « l’esprit Bonsaï de Phil », je me réjouirais de vous accompagner de temps en temps.

Avec mes cordiales salutations

Phil.
(Le bloggeur qui murmure des sourires à l’oreille du bonsaïka qui a des oreilles.)

mardi 18 août 2009

MES PETITS(ES) BONHEURS




Elles aiment surtout les Bombons
J’aime aussi les Bons Bonsaï
Elles sont grandes mais de petites tailles
Par de petites tailles ils semblent grands aussi
Par jeu elles se poussent sans regrets
Par l’engrais ils poussent vigoureux
Elles se disent qu’elles ont souvent « trop d’pots »
Je me dis aussi qu’ils ont souvent de beaux pots
L’impatience les caractérise
La patience me canalise
Ce sont mes créations actuelles
Ce sont mes bonheurs éternels.

Phil

lundi 17 août 2009

LE BONSAÏ SUR QUI L’ON RAILLE


Vous vous railler de ma taille ?
Suis-je l’épouvantail Thaï ?
D’ailleurs vos discutailles ne ravitaille que votre bétail.
Par vos tailles, impossible que je me taille.
Aïe aïe aïe, un jour vous perdrez la bataille.
La bataille du timing, par ailleurs.
Car c’est après vos funérailles
Que le bonsaï sur qui l’on raille
Poussera encore vaille que vaille.


Phil.




mercredi 29 juillet 2009

Le Bonsaï Politiquement Correct.

Ça y est le monde du bonsaï est touché à son tour par le :
« Politiquement Correct » !

De la « Langue de bois » au « Politiquement Correct » il n’y a qu’un pas que je franchis aujourd’hui avec le :
"Bonsaï Politiquement Crétin"…




Alors désormais :

1. Ne dites pas : « Un pin Noir ». Mais dites plutôt : « Un pin de couleur. »

2. Ne dites pas : « Un arbre nain ». Mais dites plutôt : « Un arbre de petite taille ». Ou encore : « Arbre à développement réduit ».

3. On évitera désormais : « Bonsaï ». Et on dira : « Arbre à verticalité contrariée »

4. Ne dites pas : « Un vieil arbre ». Mais dites plutôt : « Un arbre sénior ».

5. Ne dites pas : « J’ai raté ma mise en forme ». Mais dites plutôt : « Mon arbre est en en situation de réussite différée. »

6. Ne dites pas : « Un prélèvement à risque. Mais « Un prélèvement sensible. »

7. Ne dites pas : « Mon arbre a une pousse paresseuse ». Mais dites : « Il ne présente aucune appétence génétique manifeste pour le développement de son feuillage et se montre réfractaire à toute dépense d'énergie intempestive. »

8. Ne dites plus jamais : « Sa caisse à outil est un vrai Bordel ». Mais : « Sa caisse à outil est un vrai salon de massage. »

9. Ne pas dire : « J’ai crée des jin et shari ». Mais plutôt « Je lui ai produit quelques incivilités d’ordre esthétique. »

10. Ne pas dire : « J’ai massacré tout les pucerons de mon érable ». Mais : « J’ai fait de l’ingérence animalière au sein de mon érable ».

11. Ne dites plus : « Ligaturer une branche », Mais dites : « Provoquer une spirale carcérale »

12. Ne dites plus : « Mes boutures ont crevées. » Mais « Mes boutures s’en sont allées ».

13. Ne dites plus : « Mon substrat est pauvre » Mais « Mon substrat est économiquement handicapé ».

14. Ne dite plus : « J’ai importé clandestinement un Pentaphylla du Japon », Mais plutôt : " J’ai introduit un Pentaphylla sans papier."
Ou encore « J’héberge un Pentaphylla demandeur d’asile »
Ou encore mieux « Un Pentaphylla requérant d’Asie... »

15. Ne jamais dire que j’ai un « Un gros nébari », mais que j’ai « Un nébari enveloppé ».

16. Ne dites plus : « Une jeune pousse sur le vieux bois », Mais « Un délinquant sur du bois sénior. »

17. Ne parlez plus « Des espaces vides » Mais « D’espaces non occupés. »

18. Ne dites plus : « Prélever en pleine terre » Mais « Interruption volontaire de grossesse ».

19. Ne dites plus : « Cet arbre est moche », mais « Cet arbre est en situation d’échec esthétique»


20. On ne dira plus : « Interdiction de prélevé des yamadori », mais « Faire preuve de cueillette retenue ».

21. Ne dites plus « Prélever des yamadori sans autorisation », mais « Avoir des pratiques à risques ».

22. Ne dites plus que « J’ai attrapé le virus du bonsaï », mais que « Je suis en longue maladie arboricole à développement réduit. »

23. Ne plus dire « Dommage, j’ai 2 branches opposées ». (C’est un défaut de forme), mais dire plutôt « J’ai des dommages collatéraux. »

24. Ne dites pas : « Une greffe par approche » mais dites plutôt : « Mariage forcé »
(Mais ne pas confondre mariage forcé avec tradition)

25. Ne dites pas - Niveau « in-férieur » - : mais plutôt N1 (premier niveau de formation de la FFB - Fédération Française de Bonsaï-)

Ensuite il y a le Niveau d’œufs : N2 (deuxième niveau de formation de la FFB).
Et enfin le Niveau 3 : Niveau suprême ou après le « niveau d’œufs » tu viens faire le coq sur les podiums.


26. Donc ne pas dire : « Venir faire le Coq », mais dire plutôt : « Effectuer une démonstration publique. »

Vous aimez… ?

Alors, je vous en mets une nouvelle couche. (Heu pardon une surface complémentaire) :

27. Avant vous disiez : « Je fais des efforts pour apprendre les règles de base du bonsaï. »
Désormais il sera plus simple de dire :
« Je pratique des renforcements énergétiques programmables, pour entreprendre des affinités didactiques, sur les conventions fondamentales de la culture d’arbres à verticalité contrariée. »

28. On ne dira plus : « J’ai dé ligaturer cette branche. Mais : « J’ai desserré les freins de la croissance arboricole ».

29. Ne dite plus : « J’ai fait un rempotage sévère ». Mais : « Je pratique une réduction d’effectifs racinaire notoire. »

30. Ne plus dire : « Je mets du Biogold pour le booster». Mais dire : « Je pratique une hausse de productivité pour développer les forces vives. »

31. Ne dites plus : « Mes bougeons débourrent enfin » Mais : « Les forces vives se réveillent et libèrent leurs énergies »

32. Ne dites plus : « Les règles de base » Mais évoquer plutôt : « Le frein de la créativité… » (Oups Pardon Monsieur Naka… !)

Ne dites pas : « Phil est un clown ! »
Mais plutôt : « Son sens inné de la plaisanterie le conduit à distraire ses camarades et à animer ce blog sans se soucier de l’ordre établi… »

Related Posts with Thumbnails