jeudi 4 mars 2010

Êtes-vous un véritable Bonsaïka, réellement contaminé ?

Bonsaïka, bonsaïste, passionné de bonsaï... les formules varient mais le sujet reste le même.

Suis-je un véritable passionné de bonsaï ? Passionné au sens pathologique du terme.

La réalité de nos comportements, révèle sans équivoque si nous sommes plutôt du genre : dangereusement possédé, psychopathe incurable ou un simple illuminé.

Voici 25 diagnostiques, sous forme d’introspection, pour vous aider à vous situer.

Vous êtes un Bonsaïka incurable si :

1. Vous êtes capable de vous réveiller bien avant le lever du soleil afin vous rendre en excursion pour un prélèvement… alors que d’ordinaire vous vous demandez si le réveil ne s'est pas détraqué, lorsqu’il sonne à 8h00 du matin.



2. Vous pouvez marcher, grimper, ramper sans jamais vous plaindre, avec plusieurs kilos de matériels dans le dos (destinés aux prélèvements)…
Alors que sortir les courses du coffre de la voiture est une véritable corvée.

3. Vous pouvez enjamber des troncs d’arbres dans le brouillard ou sous la pluie, avec un yamadori de 25 kg dans le dos, qui vous perfore l’épaule de son bois mort « ultra naturel »… alors que sortir les poubelles à 15m du garage vous demande des heures de préparation mentale.
4. Vous êtes incurablement un Bonsaïka, si malgré une journée de marche en montagne, le dos aussi plié et cassé que le tronc de votre yamadori ; vous êtes capable, de trouver les ressources nécessaires pour aussitôt replanter, le résultat de votre cueillette… alors que ramasser 2 salades au potager de madame vous parait un acte héroïque.




5. Vous êtes un Bonsaïka inguérissable si vous pouvez fabriquer immédiatement (Et sur mesure) un « pot » en bois, pour acclimater le pin de 25 kg que vous avez déterré en 6 heures… alors que changer le joint de l’évier de la cuisine, le soir au retour du travail, va vous paraitre inconcevable.


6. Vous êtes un Bonsaïka maladif, s’il vous est impossible de marcher dans la rue, sans fouiner dans les jardinières urbaines, pour voir si les nébaris des junipérus ne sont pas d’un certain intérêt.
On vous surprend alors à 4 pates en train d’arracher les mauvaises herbes d’un pot qui ne vous appartient pas, alors qu’à la maison tondre la pelouse est une mission impossible.







7. Vous êtes un Bonsaïka en devenir, si tous les pépiniéristes de votre région vous appellent par votre prénom, alors que vos collègues vous appellent Monsieur.


8. Vous êtes un Bonsaïka en pleine addiction, lorsque dans chaque librairie vous vous ruez systématiquement au rayon Nature, Arbre et Bonsaï, plutôt qu’au rayon Vin, Bière et Spiritueux… Quoi que… c’est souvent la destination suivante… (La vigne n’est elle pas un arbre divin…)




9. Vous devenez un Bonsaïka vénérable le jour où on vous consulte tel le messie, pour ressusciter le bonsaï mort qui à passé tout l’hiver à se suicider à grands coups d’acariens, sur le rebord de la cheminé de votre voisin...

10. Vous êtes un bonsaïka accomplie parce que vous avez déjà entendue au moins 100 personnes vous dire 100 fois « Moi j’ai eu un bonsaï une fois… mais il est mort… ! »
Les mêmes personnes ajoutent toujours : « Ah bon ça vie dehors… ? »


11. Vous êtes capable en 1 week-end de parcourir plus de 1000 km, juste pour visiter une exposition ou pour aller chercher personnellement un pot (signé) que l’on vous a fabriqué sur mesure, pour le futur champion de vos étagères… alors que de se rendre à la boulangerie du quartier vous semble tellement compliqué.



12. Vous êtes un bonsaïka incurable, parce que l’itinéraire de vos vacances est tracé volontairement en fonctions des visites ou des prélèvements potentiels dans les régions traversées. Et alors vous devez négocier à l’avance avec votre conjoint, suffisamment d’espace dans la voiture pour ramener, arbres cailloux divers et autres bouts de bois morts.


13. Vous vous apercevez que mémé Georgette, qui habite un secteur dépourvue de yamadori, ne vous a plus vue depuis des siècles… alors que vous pouvez débarquer avec les pioches, les scies, et les pelles… en 15 minutes dès qu’elle vous dit que les Taxus de sa haie (Plantés il y a 50 ans) peuvent librement être prélevés.


14. Vous réalisez que vous avez désormais 2 sortes d’amis bien distincts :
· Ceux qui sont atteins du même syndrome que vous, avec qui vous partagez le même virus et développez les mêmes métastases. Ces gens là, vous sont génétiquement identiques dans le sens arboricole du terme.
· Et les autres, qui vous prennent pour un doux dingue, dés que vous évoquez vos problèmes de protection hivernal, d’arrosage l’été et de gardiennage des tous petits pendant les vacances.

15. Et alors vous vous découvrez une nouvelle catégorie « d’amis » :
· Ceux qui vous invitent à des diners spéciaux, pour parler de votre passion… On est intarissable sur le sujet ; c’est con ces diners…

16. Pour vous les arbres portent désormais des noms scientifiques. On ne parle plus d’un Pommier mais d’un Malus. On n’évoque plus le Hêtre mais les Fagus.
Et si on vous trouve du « Charme » vous pensez Carpinus… alors que les prénoms de vos cousins ne vous reviennent jamais immédiatement.

17. Les membres de votre famille connaissent tellement bien votre syndrome, que pour attirer votre attention, ils n’ont qu’à prononcer le mot BONSAÏ, pour qu’immédiatement vous prêtiez l’oreille… Ce n’est pas vrai, les mots Yamadori, Suiseki et Kusamono, fonctionnent aussi…

18. Le mot BONSAÏ (mot invariable) que vous ne supportez pas, s’il est écrit « BonZaï », prouve que vous êtes bien atteints.

19. Un jour vous vous rendez compte que vous avez plus de photos de vos arbres que de vos proches… mais vous vous dites en toute simplicité et sans culpabiliser : « Il me faut un nouvel objectif pour améliorer ma profondeur de champs… »

Mais cela personne ne le sait…



20. Vous avez vécu des moments intenses en montagne où un Yamadori vous à procuré plus d’émotions que le serpent venimeux qui c’est faufiler sur vos chaussures.


21. Vous êtes capable d’acheter par coup de cœur ou impulsion réflexe, un nouveau pot pour le chouchou de vos étagère, alors que vous venez juste de le rempoter dans un pot tout neuf. (Ainsi il a le choix pour dans 2 ans)... alors que vous dites à votre épouse qu’elle regarde trop d'épisodes de Sex & the City en s’offrant une paire d’escarpin supplémentaire !

« Merci chérie d’augmenter le PNB de ton pays grâce à ta fièvre acheteuse… ! »

22. Comme un adolescent, vous collez des photos de bonsaï partout dans votre bureau. Le fond d’écran de votre ordinateur ne fait pas exception.


23. Vous voyez sans cesse des formes, des ombres, des taches, qui vous rappellent votre passion. Même une goute de lait dans votre café peut vous évoquer un arbre en pot.
Vous êtes seul à les voir. Votre taux d’alcoolémie est neutre…
Vous êtres donc un bonsaïka incurable.


24. Votre entourage ne comprend pas que vous puissiez économiser de l’argent pendant des semaines, pour un végétal qui risque de mourir durant les chaleurs estivales, ou les gelées de l’hiver suivant. « Pardonne leur père, car il ne savent pas que c’est bon... »


25. Vous êtes un grand rêveur, vous vous imaginez vous promener aux côtés de Masahiko Kimura qui vous fait la visite de sa collection privée, lors d’un séjour au japon…

Vous avez déjà réalisé ce rêve… ?...
Alors pour vous la maladie en est à son stade suprême… Veinard !

Vous avez 1 ou plusieurs de ces symptômes ?

Alors vous êtes un dangereux psychopathe arboricole, complètement illuminé et possédé.
Vous êtes donc incurables et condamnés à réussir de beaux bonsaï.


Phil.
Psychopathe arboricole incurable, qui murmure des sourires à l’oreille du bonsaïka qui a des oreilles

6 commentaires:

anne a dit…

Hey Phil, really funny text ;-)) and it´s so true!! we are all passionated bonsaikas without any chance for healing these symptoms...but that doesn´t matter...working on bonsais is one of the best things to do!! Bises from Germany Anne

san.lei a dit…

Et c'est tellement vrai.....
Mais on s'en fout, hein ?
Entre doux dingues, on se comprend et c'est le principal.

icohandfred a dit…

Je me suis bidonné tous le long du texte tellement je me reconnaissais dans ta description !

icohandfred a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Anonyme a dit…

Je me reconnais, je pense qu'à ça aux bonsaï, chaque fois que je me balade, je vois des bonsaï de partout, surtout quand je vais aux champignons, ça crée des discordes avec ma femme, elle me demande à chaque fois, si je vais lui faire une forêt à la maison, si j'avais plus de moyens, je me ferai plaisir, mais je reste raisonnable

Philippe Leblanc a dit…

Merci pour ton commentaire, cher Anonyme.

La vie familiale et celle du bonsaïka suivent une évolution proportionnelle à puissance dévastatrice de cette passion. ;-)
Pour mémoire j’ai créé un descriptif appelé « L’échelle de Richter du Bonsaïka ».
Tout un programme qui fait désormais référence dans le monde entier… ;-) Ou presque…

http://feel-spirit-bonsai.blogspot.ch/2010/10/lechelle-de-richter-du-bonsaika.html

Je te laisse voir à quel stade tu te situes… ;-)

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