lundi 14 septembre 2009

Massacre de Yamadori

Une catastrophe sans précédent dans notre petit monde du Yamadori, nous a secoués ces derniers jours.

Une arme de destruction massive à pulvérisé l’un de nos site privilégié !

A la lecture de ces premières lignes, vous pensez à une nouvelle facétie de l’ami Phil, en vous demandant ou je veux en venir.

Pour une fois je vais être un peut grave.
Difficile de trouver quelque chose de drôle à dire sur ce sujet.
Rappel des épisodes précédents : En alpages, sur un terrain communal, nous avions la possibilité de prélever des épicéas de différentes tailles.

Voir ce précédent article : Supermarché au Yamadori.


Il y a quelques jours nous nous sommes rendus à nouveau sur site pour une nouvelle « visite de courtoisie ».

On n’y va comme pour dire bonjour à une veille tante, prendre des nouvelles, s’assurer que les soins prodigués la dernières fois ont porté leurs fruits… On passe un bon moment ensemble, et parfois on revient avec un nouveau protégé.

Là bas, ce n’est pas seulement 1 vieille tante, mais un peu plus de 80 Yamadori séculaires sur qui nous veillons patiemment depuis quelques années.

A notre arrivé, nous constatons incrédule qu’il n’y a plus un seul épicéa sur la zone. Sur le coup on se dit « Impossible ! On c’est trompé d’adresse… ! »

Et l’étonnement fait vite place à la stupeur.

Car pour le coup, c’est un coup de poing violent que nous prîmes dans la figure : Toute la Zone a été « nettoyée »...!
Nettoyé au sens sale du terme. Je veux dire par là, une sorte d’élimination forcé, un saccage. L’écœurement que nous avons ressenti sur place était tellement fort, que j’ai envie de parler d’un génocide.

(Définition Wikipédia : Un génocide est l'extermination physique, intentionnelle, systématique et programmée d'un groupe ou d'une partie d'un groupe en raison de ses origines.)

Je ne mens pas en disant que nous avons ressentis une grande série d’émotions fortes, comme à l’annonce brutale du décès d’un ami ; décès avec en plus la notion de meurtre avec violence...

Les personnes non amateurs de bonsaï et de Yamadori en particulier, auront du mal à prendre la nouvelle au tragique. Et je devine un léger sourire sur la « pseudo importance » de cette info.
Un sourire aimable et prévenant, comme celui porté au petit garçon qui se désespère à la perte de son doudou. On lui chuchote à l’oreille qu’il en trouvera un autre …

Merci c’est ce que l’on c’est dit tout au long de cette dramatique journée. Mais au lieu de chuchoter on hurlait des mots que je ne pourrai retranscrire…

Nous vivons un certain paradoxe. Personne ne s’étonnera de voir un agent ONF (Office Nationale des Foret) abattre ou décider d’abattre des arbres. En revanche on trouve étrange, voir suspect de surprendre un amateur de bonsaï en train de prélever un Yamadori.
La démarche du 2ème était pourtant motivée par la volonté de sauver et cultiver l’arbre en suris.

Que c’est t-il passé sur ce site ?
On suppose que le fermier du coin (Locataire du terrain) à simplement décider de nettoyer la zone d’alpage pour faciliter le déplacement de ses bêtes. Il a tronçonné et bruler sur place ces « mauvaises herbes ».











Pour ceux qui suivent ce blog régulièrement, je tiens également à vous informé du décès du fameux Yamadori que j’avais appelé « Mon Top Modèle »

Voir article : http://feel-spirit-bonsai.blogspot.com/2009/06/ma-rencontre-avec-un-top-modele.html

Il a fait parti intégrante du massacre...

Et pour ce dernier l’écœurement était encore différent.

Si on peu tenter de comprendre que les autres arbres aient été purement supprimés du paysage, pour leur côté gênant vis-à-vis du bétail, mon « Top Model » lui, à été l’objet d’une violence gratuite.

Les 2 uniques branches ont été sciemment cassées pour le faire mourir.

L’arbre reste en place, tout aussi « encombrant » mort que vivant…
On s’interroge une nouvelle fois, sur l’utilité de ce genre d’agissements…


4 commentaires:

zeke a dit…

C'est malheureusement ce genre d'actes qui peut nous pousser à la précipitation lors de nos prélèvements.
En tous cas le paysan a dû être agacé par vos allées et venues et à trouvé "sa" solution. je ne vois pas d'autre explication à cela car le bétail, lui, se rit bien de ces embûches naturelles.
Je compatis toutefois car ayant perdu un yamadori récemment cela nous chagrine toujours tant on veut bien faire...

Olivier a dit…

Rien à écrire. Juste beaucoup de chagrin. 2 pensées:

la première pour ces aborigènes qui se soucient dans leur activité humaine de ne surtout laisser aucune trace de leur présence sur la mère-terre;

la seconde pour notre Maître Ando qui s'évertue à nous rappeler que nous travaillons pour les générations futures...

Pyves a dit…

Bonjour Phil,

C'est malheureusement des actes de plus en plus fréquents, et qui personnellement, me conforte d'années en années dans mon approche "anti yamadori".

On trouve parfois des préleveurs qui replantent ensuite de jeunes plants, d'autres qui sont adeptes du zero traces, mais ça reste une infime minorité dans mes connaissances du moins.

Bref, un acte gratuit de vandalisme qui me révolte mais qui n'empêche pas de me demander si ils ne seraient pas toujours vivants si "vous" les aviez laissé tranquilles ?

J'entends ou je lis déjà certaines réponses, "pas sur" "il faut les sauver"...etc ..., et oui en effet rien de sur dans un sens comme dans l'autre.

Bon courage, et je te souhaite de belles couleurs d'automnes pour t'aider a surmonter cette déception.

avicenna a dit…

Salut phillip,
je dois dire... je ne trouve aucun mot... seulement l'agressivité tâte en face d'une telle bêtise...
J'espère vous trouvez les nouvelles régions. Beaucoup de bonheur avec cela...
saludos
avicenna

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