jeudi 24 septembre 2009

Profession Bonsaïka

(ou déformation professionnel du bonsaïka)

Il ne s’agit pas ici de parler des professionnels du Bonsaï, non.

Mais un amateur de bonsaï peut être issu de différents milieux professionnels.

J’en veux pour preuve l'exemple de notre club (Le vénéré BCL : Bonsaï Club du Léman) où nous pouvons accueillir simultanément :

· Un avocat
· Un policier municipal
· Un chauffeur livreur
· Electricien
· Un fonctionnaire SNCF
· Un Directeur des Ressources Humaines
· Un administrateur
· Un cuisinier
· Un consultant
· Ect…

A chacun sa propre façon de parler de sa passion.
Déformation professionnelle oblige les cas de figures sont variés.



Chapitre 1 « L’AVOCAT achète un Bonsaï » :


Après avoir eu connaissance du dossier, j’ai l’intention de requérir pour l'acquisition de ce juniperus.

Celui-ci présente un certain nombre de potentiels esthétiques qui plaident en sa faveur.
Après délibérations avec mon potentiel financier, je vais requérir en faveur d’une demande de remise de peine tarifaire…

Toute fois il est envisageable que les membres de votre jury statueraient en défaveur de mon instance, et jugent cette somation de réduction irrecevable, en proclamant un refus assorti d'une exécution définitive.

Si vous me signifiez que je ne pourrai ni faire appel de la décision, ni formuler un recours contre elle, j’en déduirai que cet arrêt sera immédiatement applicable, sans appel ni cassation…

Dans le cas contraire cette arbre sera assigné à comparaitre dans le coffre de ma voiture pour une audience préliminaire, en vu d’un transfère dans ma propriété.


Chapitre 2 « LE POLICIER parle de son Orme… » :

L’individu Orme de Chine sus mentionné, pourrait fort bien être convoqué dans mon jardin en vu d’une nouvelle mise en forme réglementaire.

Dans le cas d'espèce qui nous concerne, je pourrai utilement munir les pièces justificatives ci après désignées :

· Le titre de séjour dudit Orme ; Chinois de son espèce.
· L’acte de d’acquisition réglementaire auprès de l’importateur.
· L’attestation officielle phytosanitaire d’origine.

Nous constatons nonobstant des lésions cutanées, résultant de spirales carcérales cuivré, qui pourrait à fortiori être immédiatement suspectées de fragiliser l’individu au niveau branchial.
L’interrogatoire racinaire à conclu à un état de ligotage particulièrement séré. Cela à provoqué l’intervention urgente des FSR (Forces Spéciales de Rempotage).

Une procédure officielle de renouvellement de substrat sera diligentée pour accès au maintien en vie dudit Orme.


Chapitre 3 « LE CHAUFFEUR - LIVREUR nous apporte 3 arbres… » :
J’ai collecté depuis mon dépôt personnel 3 colis (Feuillus et conifères)

D’après le planning d’exploitation interne, ils ont tous reçus récemment une fertilisation adaptée, ce qui favorise la gestion de la chaine d’approvisionnement en NPK (Azote, Phosphore et Potassium)

J’ai assuré le suivit technique de chacun d’eux (Rempotage et taille de structure)

Le bordereau joint indique clairement la provenance de la pépinière de départ. Je transmettrais au retour les documents validés attestant de la bonne réception des conseils de soins à apporter pour l’année prochaine.


Chapitre 4 « L’ELECTRICIEN est spécialiste de la ligature… » :


Selon la résistance de base, émise par la branche principale, le diamètre de fil de ligature doit être en mesure de résister à la tension de cette branche.

Les bobines de fils cuivré (diamètre compris entre 5 mm et 7 mm) sont en phase avec cette demande.

Il ne faut pas trop condenser les spires, car la capacité de résistance du bois est limitée par la tension qu’il déploie.

Il est courant de mesurer combien l’énergie de certaines espèces peuvent reprendre de la puissance en retrouvant leur forme d’origine après l’opération dé ligature.

L’alimentation des bobines de fils de ligatures sur la branche, peut se faire sans boitier spécifique, simplement en coupant des longueurs qui doivent émettre une base de travail facilité.



Chapitre 5 « LE CUISINIER nous révèle la recette du meilleur substrat… » :


Au préalable, la mise en place du matériel est importante.

Pour le rempotage de 4 arbres de tailles moyennes, prendre :

· Un grand récipient en plastique ou métallique.
· Un petit godet verseur.
· Une baguette fine en bois.
· 2 Kg d’Akadama pure, granulosité moyenne. (Les produits japonais sont particulièrement adaptés)
· 1.5 Kg de Pouzzolane granulosité fine. (Je recommande la Pouzzolane Française du Massif Central)
· 500 g de Pumice italienne. (Choisissez là bien blanche et bien dure)
· 250 g d’écorces de pin préalablement compostées. (si elles sont bien sèches, elles s’incorporent mieux)

Vous trouverez ces ingrédients chez vos petits producteurs habituels.

Commencez par incorporer l’Akadama en prenant soit de l’avoir tamisé et réservé les plus fines particules dans un bol séparé.

Ajoutez la Pouzzolane par petite poignées en remuant régulièrement.

Incorporez délicatement la Pumice avec votre godet verseur, puis versé les écorces de pin.
Le mélange doit être homogène, vous devrez veiller à ce que tous les ingrédients soient bien répartis dans votre récipient avant de passer à la suite.

ASTUCE : Pour les bonsaï gourmands en eau, je conseille quelques pincées de sphaigne pour augmenter le potentiel hydrique de la recette.

Napper le fond de votre pot avec des grilles de drainage.

Avant d’enfourner votre bonsaï, vous aurez pensé à préparer le pot avec les fils de ligatures adéquates.

Garnissez avec une petite couche de ce substrat et posez immédiatement votre bonsaï dont les racines à nues auront préalablement été ciselées. Ficeler solidement votre bonsaï au pot.

Farcir les racines à l’aide de la petite baguette de bois, en ajoutant progressivement du substrat à cœur.

Décorer enfin la couverture de votre préparation avec des petits morceaux de mousses fraiches, récoltées 24h à l’avance.

Mouiller l’ensemble copieusement, jusqu’à ce que l’eau sorte clarifiée par les trous de drainage du pot.

ACCORD MET ET VIN : Vous pouvez maintenant vous servir un petit verre de rosé de Provence bien frais. Idéal en cette saison printanière.


Chapitre 6 « LE CONSULTANT nous parle de… ? … ... de ce pour quoi il est consulté…» :


On dit en général qu’un consultant est quelqu’un qui vous donne l’heure avec votre montre et vous fait ensuite payer la consultation…

En résumé il vous dit de faire ce que vous savez déjà avec ce que vous avez déjà…

Ecoutons notre consultant en expositions de bonsaï qui s’exprime face à notre président :

La vocation du président de club est de conseiller les membres dans le choix d’un bon espace d’exposition. Par exemple au cours d’une phase d’analyse et d’audit des processus de mise en place, puis d’aider le bonsaïka à différents niveaux :

- Adaptation des processus pour une exposition désignée (on parle de refonte des processus)
- Rédaction des cahiers des charges fonctionnels préalables au paramétrage de l’expo.
- Préparation des recettes applicatives (= phases de tests pour valider les paramétrages)
- Réalisation et validation des recettes.

Dans le cadre d’une démarche qualité, le membre du club réalisant le paramétrage de l’expo n’est pas le même que celui qui réalise les recettes. Cela permet de limiter les risques d’erreur.

On distingue alors les membres fonctionnels et les membres techniques. En théorie, les membres techniques s’occupent des développements spécifiques et des paramétrages, ils rédigent aussi un dossier de paramétrage pour documenter leur travail.

Dans le cas de l’expo, les membres techniques maîtrisent le langage Japonico-technique, appelé l’AJBLA (Advanced Japanese Bonsaï Language Application).

A ce stade nous parlerons d’avantage d’AJ-BLA-BLA (Advanced Japanese Bonsaï Language Application - But Light Action).

On parle aussi parfois de membres techniques applicatifs et membres techniques «système de base » qui installent et qui gèrent le paysage de l’expo, mais aussi les optimisations et l'application des conférences et des badges visiteurs…


…Arrêtons là, cet extrait passionnant…

Chapitre 7 « LE DRH (DIRECTEUR DES RESSOURCES HUMAINE) recrute sur le terrain, un futur Yamadori champion des expos…» :

L’entretien préalable avec le candidat a permit de cerner différentes qualités et différents défauts.

Nous devons admettre que dans le cas d’un postulant Yamadori qualifié (Qualifié comme Epicéa) ses défauts sont des qualités.

Les différentes blessures (shari, jins…) et autres preuves d’accidents de vie, lui permettent d’acquérir des compétences nouvelles en matière de rusticité. Dans son cas c’est son ancienneté qui va peser dans la balance.

L’accession à un poste de Master Pièces est envisageable si toutefois on entreprend un travail sérieux sur le long terme.

Nous pouvons fixer des objectifs ambitieux à atteindre, de façons à pouvoir postuler pour l’expo Kokufu de 2030.

Après la délocalisation depuis son biotope naturel pour une expatriation vers mon jardin, je devrai à tous prix éviter une grève surprise de l’enracinent et faciliter la reprise des forces vives.

Je suis confient car il y a eu très peu de coupes claires au niveau des pivots.

Si toutes fois la reprise n’était pas satisfaisante ce serait dommage et sans intérêts. Les dommages et intérêts n’ont pas lieux dans ces cas de figure.

1 commentaire:

Sandrine a dit…

Et le bonsaï selon le célébrissime Phil, ça donne quoi ? ;-)

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